festival-cannes.com

 

George Miller, producteur, réalisateur, scénariste (Australie), Président du jury

Voilà un Ptésident qui détonne. Aucun Oscar du meilleur réalisateur, aucune Palme ni Lion ni Ours. Et même jamais en compétition pour un grand festival. George Miller est un maître du genre. Il a inventé Mad Max et a époustouflé le public l’an dernier, à Cannes hors compétition, avec son 4e volet, Mad Max : Fury Road. 37 ans après avoir créé son personnage, George Miller a été surtout rare au cinéma. Deux films avec Susan Sarandon (la comédie fantastique Les sorcières d’Easwtick et le mélo Lorenzo), deux dessins animés délirants, musicaux et environnementalistes (Happy Feet et sa suite) et, sans le réaliser, l’initiateur de Babe le cochon, qui ciblait un public aux antipodes de son univers apocalyptique Mad Max. Son sens du spectacle, ses audaces, ses thématiques écologiques ont séduit différentes générations. C’est le premier Australien à présider le jury cannois.
Arnaud Desplechin, réalisateur, scénariste (France). L'Auteur.

César du meilleur réalisateur pour son merveilleux Trois souvenirs de ma jeunesse présenté l’an dernier à la Quinzaine des réalisateurs, Arnaud Desplechin est un habitué de Cannes : en Compétition à Cannes dès son premier long métrage, La Sentinelle, et reviendra régulièrement. Il fait émerger Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos. Impose ses obsessions romantiques et psychologiques. Catherine Deneuve reçoit un Prix du 61e Festival de Cannes pour Un conte de Noël. Entre théâtre et cinéma (il va bientôt commencer le tournage de son prochain film, avec Marion Cotillard, deux fois en compétition cette année), Desplechin est le littéraire de la bande, l’héritier d’un certain cinéma français.

Kirsten Dunst, actrice, réalisatrice (Etats-Unis). La Cannoise.

Si elle a été révélée à 11 ans dans Entretien avec un vampire, c’est avec Virgin Suicides de Sofia Coppola, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, qu’elle marque les esprits cinéphiles. Vite courtisée par Hollywood, elle devient l’héroïne des Spider-Man de Sam Raimi, mais continue de surprendre chez Michel Gondry, Mike Newell, Cameron Crowe… Elle monte les marches avec sa mentor Sofia Coppola pour Marie-Antoinette, mais aussi pour Sur la route de Walter Salles, et Melancholia de Lars von Trier pour lequel elle remporte le Prix d’interprétation à Cannes en 2011. Kirsten Dunst a été récemmente vue dans Midnight Special de Jeff Nichols, qui est en compétition avec un autre film, Loving.
Valeria Golino, actrice, productrice, réalisatrice et scénariste (Italie). La voisine.

Deux prix d’interprétation à Venise, à ses débuts avec Storia d’amore de Francesco Maselli et l’an dernier avec Par amour de Giuseppe M. Gaudino, Valeria Golino est l’une des rares actrices italiennes qui a su séduire Hollywood : Rain Man de Barry Levinson, Hot Shots ! de Jim Abrahams, The Indian Runner de Sean Penn (par ailleurs en compétition cette année), L’année de plomb de John Frankenheimer, L.A. 2013 de John Carpenter, ou encore Leaving Las Vegas de Mike Figgis. Sa filmographie est riche de cinéastes européens très variés comme Margarethe von Trotta, Ferzan Ozpetek, Alexandre Arcady, Olivier Marshal, Valeria Bruni-Tedeschi, Gabriele Salvatores, Paolo Virzi. Mais c’est dans Respiro d’Emanuele Crialese qu’elle crève l’écran en 2002. Et elle ose passer derrière la caméra en 2013 avec, Miele, présenté à Un Certain regard..
Mads Mikkelsen, acteur (Danemark). Le Viking.

Sa carrière commence la trilogie Pusher de Nicolas Winding Refn (en compétition à Cannes cette année), mais c’est dans le rôle du méchant Le Chiffre du James Bond Casino Royale qu’il impose son charisme magnétique. Entre cinéma nordique -After the Wedding (2006) de Susanne Bier, Royal Affair de Nikolaj Arcel, La Chasse de Thomas Vinterberg, qui lui vaut le Prix d’interprétation masculine à Cannes en 2012 - et exploration des autres cinémas – Coco Chanel et Igor Stravinsky de Jan Kounen, Le Choc des Titans de Louis Letterrier, Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières ou les prochains Doctor Strange et Star Wars, Rogue One: A Star Wars Story – il a aussi été Hannibal Lecterpour une série télévisée. Le sex-symbol du jury, c’est lui.
László Nemes, réalisateur, scénariste (Hongrie). Le novice.

Né à Budapest, le francophone László Nemes s’intéresse au cinéma dès son plus jeune âge. Il est formé à bonne école en travailant comme assistant notamment de Béla Tarr pour le film L’Homme de Londres, en compétition à Cannes. Mais c’est l’an dernier, qu’il se révèle au monde entier, avec 2015, son premier long métrage en tant que réalisateur, Le Fils de Saul, présenté en Compétition au Festival de Cannes où il remporte le Grand Prix du jury. Il récolte par la suite les plus grandes récompenses : premier réalisateur hongrois à recevoir le Golden Globe du Meilleur film étranger, il enchaîne avec l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère. Il prépare actuellement son deuxième long métrage, une histoire hongroise au début du XXe siècle.
Vanessa Paradis, actrice, artiste interprète (France). La mélodieuse.

Ex de Johnny Depp, maman de Lily-Rose qui fait ses premiers pas à Cannes à Un Certain Regard, Vanessa Paradis est une des rares artistes en France à cumuler deux carrières – musique et cinéma – avec succès depuis bientôt 30 ans. L’interprète de Joe le Taxi, qui a collaboré avec Gainsbourg, Kravitz, Biolay, M, - continue de dominer les ventes d’albums (6), et de remplir les salles de concerts (5 tournées). Et son rapport au cinéma n’est pas que celui d’une chanteuse de BOF (Un monstre à Paris, Atomik circus). Depuis son César dans Les noces blanches, On l’a vue dans Elisa, avec Depardieu, 1 chance sur 2 avec Bébel et Delon, sublime dans La Fille sur le pont face à Auteuil, et irrésistible dans L'Arnacœur avec Romain Duris. Tournant pour Nicloux (La clef) comme pour Vallée (Café de Flore, Le Ny (Cornouaille) ou Dana (Sous les jupes des filles), elle reçoit régulièrement des prix : 7 Victoire de la musique, un Prix Romy Schneiser, un Prix Jutra (Québec) et Génie (Canada)… Bref elle harmonise parfaitement ses deux passions.
Katayoon Shahabi, productrice (Iran). La résistante.

Ayant travaillé pour la Fondation du cinéma Farabi, Katayoon Shahabi crée en 1994 Sheherazad Media International (SMI), la plus importante société privée de distribution de films, documentaires, coproductions à l’international et révèle des réalisateurs aujourd’hui reconnus. En 2012, elle lance sa société Noori Pictures, permettant à Tales de Rakhshan Bani-Etemad (2014) et à Wednesday, May 9 (2015) d’être récompensés à Venise ainsi qu’à Nahid d’Ida Panahandeh d’être primé au Certain Regard à Cannes en 2015. Mais il ne faudrait pas oublier que cette femme de tête a aussi été persécutée par le régime iranien. Avec d’autres documentaristes du pays, elle a été emprisonnée deux mois en 2011, accusée de donner une image négative du pays et d’âtre une espionne de la BBC. Diplômée en littérature française, elle continue de vouloir donner une chance à de jeunes cinéastes iraniens.
Donald Sutherland, acteur (Canada). Le géant discret.

Difficile de résumer la carrière du père de Kiefer (24 heures). « Acteur respecté, prolifique et polyvalent, il compte plus de 150 films à son actif » comme l’explique le Festival : Les Douze Salopards de Robert Aldrich, M*A*S*H* de Robert Altman (Palme d’or 1970), Des gens comme les autres de Robert Redford, 1900 de Bernardo Bertolucci, Klute d’Alan J. Pakula, Le Casanova de Fellini de Federico Fellini, Johnny s’en va-t-en guerre de Donald Trumbo, La grande attaque du train d’or de Michael Crichton, Une saison blanche et sèche d’Euzhan Palcy, JFK d’Oliver Stone, Backdraft de Ron Howard, Space Cowboys de Clint Eastwood, Orgueil et Préjugés de Joe Wright, Lord of War d’Andrew Niccol,. En francophonie il tourne pour Denys Arcand ou dans Jappeloup. Entre divers nanars, des seconds rôles dans des blockbusters, une participation à un clip de Kate Bush, des séries et des téléfilms, l’acteur aux deux Golden Globes (sur 7 nominations) et zéro Oscars a surtout été le Président Snow de la franchise Hunger Games. De quoi s’assurer une certaine postérité.
Le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages

- Présidente : Naomi KAWASE, réalisatrice & écrivain (Japon)
- Marie-Josée CROZE, actrice (Canada, France)
- Jean-Marie LARRIEU, réalisateur & scénariste (France)
- Radu MUNTEAN, réalisateur & scénariste (Roumanie)
- Santiago LOZA, réalisateur & auteur dramatique & écrivain (Argentine)
Le Jury d'Un certain regard

- Présidente : Marthe KELLER, actrice (Suisse)
- Céline SALLETTE, actrice (France)
- Ruben ÖSTLUND, réalisateur (Suède)
- Diego LUNA, acteur, réalisateur, producteur (Mexique)
Le Jury de la Caméra d'or

- Présidente : Catherine CORSINI (réalisatrice, Société des Réalisateurs de Films - SRF)
- Jean-Christophe BERJON (Syndicat Français de la Critique de Cinéma - SFCC)
- Alexander RODNYANSKY (personnalité invitée – Producteur, Russie)
- Isabelle FRILLEY (Fédération des Industries du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia - FICAM)
- Jean-Marie DREUJOU (Association Française des directeurs de la photographie Cinématographique - AFC)



(c) ECRAN NOIR 1996-2017