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La guerre est déclarée

Semaine critique - Séances spéciales
France / sortie le 31.08.2011


MON FILS, MA BATAILLE





« - Roméo.
- C’est une plaisanterie ?
- Pourquoi ?
- Parce que je m’appelle Juliette.
»

Vu le sujet, ça aurait pu être un énième drame saucé de pathos. Mais Valérie Donzelli savait où menait son film, inspiré d’une histoire vraie et autobiographique. Aussi a-t-elle opté avec son partenaire, Jérémie Elkaïm, pour une comédie ponctuée de petits drames, oubliant son nombril pour en faire un objet cinématographique.

Un couple, un enfant, la maladie, le bonheur et toutes les souffrances qui vont avec : l’actrice/scénariste/réalisatrice n’a peur de rien. Elle s’autorise tout. Un montage vif, des musiques pêchues, séquence chantée, des moments de pure comédie (Elkaïm faisant même le clown), un Open Kiss sans jalousie, des voix off pour en faire un conte, des ruptures de ton abruptes, des séquences allégoriques pour illustrer une humeur… La guerre est déclarée ne manque pas d’énergie. Car il faut bien conjurer le drame.

Les acteurs, y compris les seconds rôles, amènent un naturalisme rafraîchissant. Le scénario suit parfaitement sa ligne de conduite chronologique et les conséquences de chacune de ses étapes. Si la maladie de l’enfant est le cœur de l’histoire, ce sont ses battements qui sont pris en considération. Des respirations ou des soupirs de soulagements font souffler dans cette course contre la montre.

Cela produit un film jeune, singulier, franc et sincère. Le film s’équilibre entre la solidité du couple et la fragilité individuelle des parents. Le besoin d’amour transcende toutes leurs réactions. Cela donne de jolis moments d’émotions, entre batailles gagnées et combats perdus.
La guerre est déclarée espère une victoire triomphale. Il ne reste plus que celle du public à faire venir dans les salles pour cette jolie leçon de vie, sans amertume aucune.

vincy



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