Production : Fabrice Gilbert
Réalisation : HPG
Scénario : HPG
Photo : Reza Serkanian
Distribution : Limelight
Son : Frédéric Bures, Arnaud Julien
Musique : Manu Lanvin
Durée : 90 mn

 

Benoît Fournier : Benoît
LZA : Elsa Steyaert
HPG : Herv�
Jean-Claude Joerger : Julius

 

festival-cannes.com

 

On ne devrait pas exister

Quinzaine des réalisateurs - Compétition
France / sortie le 24.05.06

Mais qui est HPG ? L'acteur-réalisateur, aperçu dans Baise-moi, Romance et Le pornographe, aborde le cinéma X au début des années 90, après plusieurs années en tant qu'acteur dans un théâtre érotique. Prolifique, il enchaîne les tournages internationaux jusqu'� en comptabiliser plus de 1000 � ce jour. Mais HPG ne se contente pas de jouer chez les autres et entreprend dès 1995 de réaliser ses propres courts métrages. Acteur X pour vous servir, qui oscille entre cinéma d'auteur et comédie, est ainsi un appel du pied explicite en direction du cinéma "classique", reçu il est vrai diversement par les professionnels.





En 1996, Cédric Klapisch l'engage pour son court métrage La chambre, réalis� dans le cadre de l'opération "3000 scénarios contre un virus", puis viennent des propositions de la part de Catherine Breillat, Virginie Despentes, Bertrand Bonello� qui l'engagent plus pour ses qualités de hardeur que pour son talent de comédien. Qu'importe, il décide de prendre les choses en mains et réalise plusieurs courts, dont HPG, son vit, son œuvre, une autobiographie décriée qui fait scandale et fureur dans les festivals internationaux. Reconnu � la fois dans le circuit du X et dans celui du cinéma traditionnel, HPG connaît même l'honneur de voir La Cinémathèque française lui consacrer deux soirées. Autre reconnaissance, le metteur en scène Olivier Py fait appel � lui (et � sa compagne LZA) en octobre 2005 pour jouer dans l'opéra Tannhaüser au Grand théâtre de Genève. Dans la foulée, son premier long métrage est présent� � la Quinzaine des Réalisateurs�

Quoiqu'On ne devrait pas exister suive les aventures d'un hardeur appel� Herv�, le film, selon son réalisateur, ne peut être qualifi� d'autobiographique. "On pourrait croire en effet � l'autobiographie en imaginant que j'ai réuni des personnes très proches de mon univers et que nous sommes partis dans l'improvisation la plus totale, mais ce n'est pas le cas, toutes les scènes sont écrites, explique-t-il. La séquence avec Bertrand Bonello � la Cinémathèque en est un bon exemple. Je lui demande de jouer son propre rôle et d'interpréter au cordeau le texte que j'ai écrit pour lui. Paroxysme de la fiction, le spectateur croit découvrir son point de vue de réalisateur en mode documentaire alors que tout est jou� et qu'on lui fait dire, en tant que comédien, un texte peut-être éloign� de ses convictions personnelles." De même, si le personnage veut changer radicalement de vie, HPG, lui, semble très satisfait de la sienne. "J'assume totalement, assure-t-il. C'est merveilleux, vive le cinéma tel que je le pratique sous différentes formes."

Le choix du titre tient moins de la provocation que du désir d'exprimer un certain malaise devant une sociét� qui ne sait que faire de certaines personnes, sous prétexte qu'elles sont différentes. "J'avais l'impression que ce serait radical et clair pour décrire le comportement des organes de la sociét� vis-�-vis de tout ce qui est hors format, hors réglementation et qui ne correspond ni au bien pensant ni � "l'alternatif officiel"�, déclare HPG. De par un mode de vie, une vision du monde ou un mode de survie dans la sociét�, beaucoup de personnes ont le sentiment que cela en arrangerait pas mal s'ils n'existaient pas�"

MpM



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