Production : Twentieth Century Fox, Donners' Company, Marvel Enterprises, Ingenious Film Partners
Réalisation : Brett Ratner
Scénario : Zak Penn, Simon Kinberg
Montage : Mark Goldblatt, Mark Helfrich, Julia Wong
Photo : Philippe Rousselot, Dante Spinotti
Décors : Elizabeth Wilcox
Distribution : Twentieth Century Fox France
Son : Karen Schell
Musique : John Powell
Costumes: Judianna Makovsky, Lisa Tomczeszyn
Directeur artistique : Ed Verreaux
Durée : 103 mn

 

Kelsey Grammer : Dr. Hank McCoy/Beast
Hugh Jackman : Logan/Wolverine
Halle Berry : Storm
Ian McKellen : Magneto
Patrick Stewart : Professeur Xavier
Anna Paquin : Malicia
Famke Janssen : Jean Grey/Phoenix
Ellen Page : Shadowcat
Ben Foster : Angel

 

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X-Men : The Last Stand (X-Men : l'affrontement final) (X Men III)

Sélection officielle - Hors compétition
USA / sortie le 24.05.06

"Le plus spectaculaire des affrontements s'annonce, les enjeux personnels se multiplient et révèlent les personnalités comme jamais. Au-delà de l'action, le film aborde aussi des thèmes qui trouvent un écho particulier de nos jours : le fait d'être comme le plus grand nombre est-il une garantie de sécurité? Est-ce de la lâcheté que de renoncer à son identité pour échapper aux persécutions? La liberté individuelle existe-t-elle? Un grand pouvoir est-il un don ou une malédiction?" (note de production)





Chef d'orchestre des deux premier opus, Brian Singer, désormais passé à Superman (Superman Returns à venir le 12 juillet 2006 sur nos écrans) cède sa place à Brett Ratner. Le réalisateur s'est mis à pied d'oeuvre pour mettre en scène cet Affrontement final à 150 millions de dollars. Jeu de chaises musicales? Echanges standards entre les deux cinéastes et ces deux comics cultes? Ratner était à l'origine justement préposé à la réalisation dudit prochain Superman. De Family Man à la saga des Rush Hour, en passant par Dragon rouge et Coup d'éclat, il aura brillamment passé ses éliminatoires pour mettre en boite ladite apothéose de la trilogie avec un X-Men, millimétré par les plus éminents noms des effets spéciaux : ceux qui ont été oscarisés pour King Kong, lesquels nous avaient fait déjà palpiter sur la trilogie du Seigneur des anneaux . Cap sur le Golden Gate Bridge reconstitué en studio à Vancouver, à l'aide d'une maquette de 76 mètres de long. Retour sur les lieux emblématiques de la saga, direction du parfait éventail au royaume des super héros/super héroïnes de la Babylone hollywoodienne. LA bonne école qui, en plus, ne fait pas l'impasse sur la philo, l'Histoire, les sciences nat et physiques versus questions étiques avec, forcément, une bonne dose d'EPS pour nous préparer sa super compétition d'humanisme griffu. Ou glacé, intouchable, visionnaire, dématérialisé, télépathe, enflammé, ailé, démultiplié, Inévitablement surhumaine, invulnérable et non scolaire. Préparez vos lunettes!

De ces révolutions en questions
Le point culminant de la trilogie nous est promis. Il est d'ores et déjà jugé et vendu comme "l'une des plus impressionnantes superproductions jamais réalisées à Hollywood". A suivre. En attendant de découvrir cet ultime Affrontement, que de certitudes nous sont offertes! On passera à la vitesse supérieure. On répondra à chacune des questions clés motrices des deux premiers opus. On s'envolera vers cette dimension historique annoncée à la fin du deuxième épisode. On pistera de tous nouveaux enjeux. Fins personnelles multipliés, personnalités enrichies, nous promet-on : X-Men : l'affrontement final sort le grand jeu. A Patrick Stewart, alias Professeur X, de nous convier au spectacle : "Ce film est encore plus fort du début à la fin. Il vous accroche et vous entraîne aux côtés des personnages."

De la fidélité
Toutes, absolument toutes les stars des deux précédents volets ont répondu à l'appel. Sans doute parce qu'on devine là, de vrais potentiels dramatiques, de vraies nouveautés. Et ici repose toujours le point sensible de ce genre de sagas qui, trop souvent, de numéros en numéros, s'en tiennent à réintégrer leurs propres formules ou pérenniser leur fin première (la survie vs missions contrariées des leurs supers héros) et multiplier les séquences à grand spectacle pour faire sensation. Les spectateurs du long Matrix Reloaded en ont déjà fait les frais. D'une façon générale, rappelons que le comics est un genre étroitement centré sur l'action pure, l'effet choc sous couvert de forces et sensualité. Un pas de plus semble ici franchi. Retour sur l'oeuvre originale et le genre... Le co-scénariste Zak Penn explique : "Dans les années soixante, avant les X-Men, personne n'avait jamais vraiment essayé d'apporter d'émotion dans les histoires. Nous avons décidé d'incorporer cet ingrédient à la trilogie pour retrouver ces sentiments puissants. Le seul moyen d'obtenir une émotion était de rendre authentique tout l'univers des personnages, en faisant vivre aux spectateurs des choses positives et négatives qui peuvent effectivement arriver."

... au cas de conscience
Tout tiendra en cette dimension sur laquelle le triptyque s'élève en catimini depuis son premier opus : ces questions de la différence et de l'acceptation de l'autre, ici conduites à leur paroxysme avec cette nouvelle donne : le libre arbitre. Au menu : évoluer en humain ou s'illustrer mutant à jamais? Poursuivre son combat tel qu'on l'a commencé? Ou choisir de le mener sous de toutes nouvelles perspectives? A chacun son dessein. Au choix. Halle Berry rebondit sur cette brillante problématique : "Ce 'traitement' est le vrai méchant de l'histoire. C'est un sujet qui me touche profondément. Lorsque j'étais enfant, je pensais que si je pouvais me changer, ma vie serait meilleure. Avec l'expérience, je me suis aperçue à quel point cette idée était fausse, et le film est aussi une fable très forte sur ce thème."

Au nom de quoi, au nom de qui, au nom de quelle cause, même la plus noble, devrait-on changer sa propre nature? Force est de constater que rien, y compris de tout combat pour un monde meilleur - ne mérite que l'on y sacrifie notre propre singularité. Aux mutants de choisir : un "traitement" ? Devra-t-on suivre cette alternative ? L'accepter, la refuser, la tolérer, comprendre que l'autre veuille s'y réfugier ou la combattre à corps perdu comme le fera Magneto, selon les nouvelles performances de Ian McKellen . "Le discours de Magnéto est simple : 'Nous n'avons pas besoin de traitement parce que le traitement, c'est nous!'", nous explique le comédien. "L'idée que l'on puisse effacer tout ce qui constitue une individualité au regard d'une certaine normalité est une aberration absolue. C'est aussi choquant que si une personne m'expliquait que j'ai besoin d'être guéri de ma sexualité ou si on se mettait à vouloir soigner les gens de leur couleur de peau!". On saisira là toutes les nuances de cet Affrontement final.



Sont appelés en renforts...

Fauve/Dr Henry Mac Coy (interprété par un méconnaissable Kelsey Grammer) : il est avant tout généticien prodige et a été son propre cobaye. Fort de sa mutation accélérée, il est doté d'une fourrure animale bleutée et possède une agilité surhumaine.

Angel/ Warren Worthington III (Ben Foster), le favori des fans de comics. Mutant doté d'ailes, il a le pouvoir de voler...

Le père d'Angel, Warren Worthington II (Michael Murphy) qui, plongé en pleine détresse par la mutation de son fils, défendra le développement du traitement.

Le Fléau (Vinnie Jones), homme surpuissant que rien ni personne ne peut à arrêter. "Un mercenaire, une machine de guerre", commente le comédien.

Calisto (Dina Ramirez) possède quant à elle des sens ultra développés qui lui permettent de localiser et la puissance des autres mutants.

Multpile Man (Eric Dane) : ses pouvoirs lui permettent de créer des répliques exactes de lui-même. Ca ne vous rappelle pas quelqu'un?

Que de sens surdéveloppés! Désormais, tous en rang!
Puisqu'en mai sur les marches cannoises le cinéma international fête toujours sa rentrée...


Sabrina



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