Production : Filmfour, South Fork pictures, Tu vas voir productions
Réalisation : Walter Salles
Scénario : José Rivera, d'après les livres de Ernesto Che Guevara et Alberto Granado
Montage : Daniel Rezende
Photo : Eric Gautier
Décors : Carlos Conti
Distribution : Diaphana
Son : Jean-Claude Brisson
Musique : Gustavo Santaolalla
Durée : 126 mn

 

Mercedes Moran : Celia de la Serna
Gael Garcia Bernal : Ernesto Guevara de la Serna
Rodrigo de la Serna : Alberto Granado
Mia Maestro : Chichina
Jorge Chiarella : Dr. Bresciani
Gustavo Bueno : Dr. Hugo Pesce
Jean Pierre Noher : Ernesto Guevara Lynch

 

festival-cannes.com
Gael Garcia Bernal

 

Diarios de Motocicleta - Carnets de voyages (Carnets de voyage - The Motorcycle Diaries)

Sélection officielle - Compétition
/ sortie le 08.09.04

1952. Alberto Granado, biochimiste de presque 30 ans, et Ernesto Guevara, bientôt diplômé de médecine, quittent Buenos Aires en moto pour un voyage improbable qui devra traverser l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie et atteindre Caracas en 4 mois.




Mais la moto a des ratés, assez rapidement. Et dès le Chili, ils sont contraints de continuer à pieds. Là ils découvrent un continent où les Indiens sont chassés de leurs terres et où la lèpre fait des ravages.

DVD
Le film a reçu un accueil triomphal depuis sa sortie : 17 millions de $ aux USA, près de 800 000 spectateurs en France et uen folle envie de refaire le périple dans les têtes. Le DVD sort un an après sa présentation au Festival de Cannes.
Parmi les bonus, on retrouve un Making Of, des scènes coupées, deux interviews (Walter Salles et le compositeur Gustavo Santaolalla, un album photo... Le matériau est essentiellement américain, réalisé lors de la promotion du film. Dans le Making Of, les acteurs, le réalisateur mais aussi le producteur Robert Redford racontent l'aventure de cette production pan-américaine. Les témoignages de la fille du Che et du réel Alberto Granado apportent une touche affective. Ce dernier parle de Gael Garcia Bernal :"Plus on avance dans le film plus il lui ressemble." La fille de Guevara a apprécié la fidélité aux deux tempos du livre (une première partie amusante, la seconde plus émouvante). Salles avoue qu'il souhaitait rédiger une "lettre d'amour à l'Amérique du Sud", réveillant ainsi le mythe d'une unification, à l'image de l'Empire Inca.
Les scènes coupées s'avèrent anecdotiques, comme souvent dans les DVD. Voleur de vin est une revisitation de l'arroseur arrosé. On s'aperçoit surtout que les deux jeunes gens sont portés sur l'alcool (Conduite dangereuse, le second segment le prouve encore). C'est avant tout un portrait de deux autres minorités : les Indiens Mapuche ou un aveugle qui sont mis en avant. Apprécions encore les magnifiques paysages andins... La troisième scène, En écoutant les lépreux, très courte, est plus saisissante : Le Che touche et se fait toucher par les Lépreux. Filmée comme un reportage, cette séquence se conclue sur une complainte bouleversante : "Tu nous considères comme des lépreux, pas comme des animaux". Les trois scènes montrent bien ce sourire ou cette bienveillance qu'affichait le Che à l'égard des oubliés.
Pour finir, notons que l'Oscar de la meilleure chanson de l'année, Gustabo Santaolalla raconte brièvement sa evrsion des choses. Instrument péruvien ou rythme argentin, silences ou inspiration créative, il narre cette alchimie rare entre un film et uen partition. On doit la rencontre avec Salles à un autre grand cinéaste, Mexicain, Inarritu...
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