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To Live to Sing (Huo zhe chang zhe)

Quinzaine des réalisateurs - Compétition



LA PIECE DE LEUR VIE





« Tu n’es pas ma mère. »

Pour son second long-métrage, le réalisateur d’Old Stone s’attelle à mettre en scène les difficultés rencontrées par une troupe d’opéra chinoise. Un film ambitieux qui ne convainc pas.

Entre représentation et illustration

Zhao Li mène une troupe d’opéra du Sichuan (Chine) qui se produit dans un théâtre délabré. Lorsqu’elle reçoit un avis de démolition, elle cache la nouvelle aux membres de sa « famille » et se confronte à une bureaucratie loin d’être coopérative. Parviendra-t-elle à sauver le lieu qui fait vivre tous ses « frères » et « soeurs » ?

Sur le papier, To Live to Sing aurait pu être un grand film choral au dénouement tragique au possible. Johnny Ma continue en effet son incursion dans ses terres natales pour présenter une Chine rurale que l’on a tendance à oublier. Malheureusement, son drame tombe vite à plat tant le film manque d’émotions. Hormis quelques scènes entre Zhao Li et sa nièce Dan Dan (qui songe à quitter la troupe, attirée par les lumières de la ville), To Sing to Live ne touche pas.

La photographie est de toute beauté et les scènes presque oniriques apportent une forme de rythme mais à aucun moment le spectateur ne se retrouve vraiment embarqué dans cette aventure complexe qu’est l’annulation d’un avis de démolition. Plus encore, les quelques entretiens que Zhao Li parvient à obtenir annoncent une chose : c’est peine perdue.

Dès lors, Johnny Ma ne nous laisse qu’une seule option : assister, impuissants, aux derniers jours de cette troupe dont seuls quelques personnages sont véritablement développés. Plus encore, le film oppose en permanence l’opéra et le spectacle de masques sans jamais expliquer pourquoi les deux ne sont pas conciliables et pourquoi une forme de renouveau n’est pas possible.

Sans parler de désastre, To Live to Sing peine de par son manque de rythme et des tenants et aboutissants connus uniquement du réalisateur-scénariste.

wyzman



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