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Hatsukoi (First Love)

Quinzaine des réalisateurs - Compétition
Japon


PARODIE DU BONHEUR





Pour son nouveau long-métrage, Takashi Miike mêle les genres pour un résultat détonant que l’on ne peut que valider.

Apologie de l’absurde

A Tokyo, Leo mène une vie de boxeur. Après avoir appris qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau, il s’éprend de Monica, call-girl toxicomane hanté par le fantôme de son père. Impliquée malgré elle dans un trafic de drogue, la jeune femme est poursuivie par un policier corrompu, des yakuzas et des assassins chinois.

En 108 minutes, Takashi Miike prouve qu’il n’a rien perdu de sa superbe. En effet, le cinéaste japonais ultra-prolifique oscille entre les genres avec une habileté des plus remarquables. Hatsukoi se la joue film de yakuzas un instant avant de plonger dans la comédie d’action la scène suivante et de finir en drame romantique au détour de quelques répliques.

Violent et gore, drôle et piquant, Hatsukoi réjouit grâce à un balai de personnages secondaires tous un peu tirés par les cheveux. Certains critiqueront le manque de cohérence lorsque l’on ne peut véritablement qu’applaudir la facilité avec laquelle Takashi Miike rend les scènes de combat fluides et épiques. Son scénario regorge de rebondissements, ses dialogues sont anormalement percutants et sa séquence finale parfaitement mémorable.

Intense et drôle, Hatsukoi est néanmoins porté par le talent de ses quatre acteurs principaux. Masataka Kubota s’en sort à merveille en boxeur paumé, persuadé que sa vie est sur le point de s’achever depuis qu’il a été rapidement assommé lors d’un combat. Sakurako Konishi excelle en callgirl frêle tandis que Neo Ohmori surprend en policier plus intéressé par le butin que par son enquête. Enfin, impossible de ne pas mentionner le talent de Shôta Sometani, jeune loup archi-dynamique.

Complètement barré, Hatsukoi est sans l’ombre d’un doute le film d’action qu’il ne fallait pas manquer à la Quinzaine des Réalisateurs. Régal pour les yeux et les oreilles, il ne laissera personne indifférent.

wyzman



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