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Ghost in the Shell 2 : Innocence (Ghost in the Shell 2 : Innocence)

Sélection officielle - Compétition
Japon


VENI SANCTO SPIRITUS





"- Puisque nos Dieux et nos espoirs ne sont plus que scientifiques, pourquoi nos amours ne le deviendraient pas également ?"

Après Avalon, l’indigestion. De l’innocence, naît la souffrance. Que dire. Comment le dire. Déjà : incompréhensible (pour le commun des mortels). Les néophytes auront besoin d’un lexique. Les fans ne seront pas mieux servis. La suite de Ghost in the Shell reprend quelques personnages (ça ne nous aide pas beaucoup), et la musique.
Pour le reste ? En quelques mots. Prétentieux. Abus de citations dominantes (Descartes, Confucius, Milton, l’ancien Testament…). Bavard. Tellement, trop, sans modération. Les échanges verbaux tuent le suspens et anéantissent l’action. Rare. L’enquête policière est avant tout dialectique. Métaphysique ? Ce serait trop respectueux pour l’ennui qu’Innocence nous a causé. Sentencieux. Cérébral. Peu sentimental. Deux scènes de baston, ça fait peu pour nous maintenir en haleine dans ce fatras sans bouée de sauvetage. Trop intellectuel ? Peut-être. Les explications nous échappent. On nous parle vaguement d’un parallèle entre une civilisation et un réseau informatique, l’ADN serait notre banque de données. Statique. Ce film est peu animé. Un comble. Une provocation. Un foutage de gueule. Nous ne sommes pas des machines à regarder et écouter. Nous voudrions ressentir aussi. Le labyrinthe de perception virtuelle finit par nous achever. Un Vertigo qui nous hypnotise pour mieux nous endormir. De belles phrases ? des phrases creuses. De belles images ? Oui. Oshii chie de la belle image à la pelle. Pendant ce temps, tout nous pompe l’air. On suffoque. Nous cherchons la sortie de secours de ce piège à cons. La fin s’accélère un peu pour devenir un beau vidéo-clip, bref, allégorique, à peine violent. Après 70 minutes de confusion (pas celle des genres), le Major, notre Ghost chouchou, revient pour nous libérer. Le spectateur se retrouve déséquilibré. Perplexe. Car, quand même. Les séquences aériennes sont superbes, toutes en flammes et en doré. Le carnaval, coloré, est magnifique à regarder. Et puis ce générique, cet assemblage d’un gynoïde en 3D nous émerveille d’entrée. «Quand on n’a ni tort, ni raison, c’est le moment d’attaquer. Voilà j’ai attaqué les clones. Fan du premier, j’ai détesté le second.

vincy



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