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Blood Ties

Sélection officielle - Hors compétition
France / sortie le 30.10.2013


FRENCH CONNECTION





 Gâche pas ta vie pour lui 

Remake d’un film français qui était lui-même une adaptation d’un bouquin, Blood Ties, coscénaris par Guillaume Canet et James Gray (dont on retrouve quelques thèmes comme les rivalités familiales) est aussi rat qu’il était ambitieux.

Dop par un gros casting hollywoodien (on peut y inclure Cotillard, qui joue de manière si caricaturale qu’elle se parodie), ancr dans un style qui avait fait le bonheur du polar américain des années 70 (de Scorsese  Frankenheimer en passant par Friedkin), le film souffre d’entrée d’un énorme défaut, qui semble atteindre tous les cinéastes français tournant aux USA : l’hommage  un 7e art en reprenant chacun de ses clichés, jusqu’à l’abus et même la nausée. D’entrée de jeu, on a le droit  la musique (forcément cool) de l’époque, une scène de dialogues sans intérêt dans un appartement, o l’on se raconte des blagues politiquement incorrectes (juifs et noirs, pour rire) façon Tarantino, et une série de coups de feu (aux USA c’est connu, on flingue avant de juger).FIFA 15 Coins Tous les codes y sont. Le trip pouvait éventuellement être jouissif.

Mais voil que Canet s’embarque dans un très long métrage satur de musique  il ne trouve jamais le bon  beat  - certes bien reconstitu, qui va vite nous lasser. Le sujet est convenu, les personnages déj vus. C’est davantage risible que crédible tant cela a des allures de caricature d’un cinéma d’autrefois. A force de revisiter le mythe d’un cinéma  qui il veut rendre hommage, le réalisateur oublie le spectateur, qui est assis l comme s’il matait la branlette du siècle alors qu’il espérait une partouze géante.

Ce rabâchage de clichés serait pardonnable si le film n’était pas aussi pesant (il ne décolle jamais), puéril (on joue aux cow boys et aux gangsters) misogyne et simpliste. Pour ne pas dire binaire. Après l’insupportable Les petits mouchoirs, le réalisateur du jubilatoire Ne le dis  personne persévère dans le sentimentalisme et invente le  mélopolar , soit un film de mecs qui en ont (ou pas) rivalisant de leur dose de testostérone et de leur capacit lacrymale. On flingue, certes, mais on peut aussi avoir du cœur. Du coup, ça psychote  fond. Sans même s’évertuer  donner une dimension sociale ou se contenter de faire un film de genre (trépident). L’action est rare, bâclée. Blood Ties est une tragédie personnelle (pour le cinéaste aussi) que les trois coups de Franck ne sauveront pas. Et qui ne nous permet pas de sourire en coin comme Chris.



vincy



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