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festival-cannes.com

 

Elena

Certain Regard
/ sortie le 07.03.2012


AU NOM DU FILS





"L’argent a ét le seul sens de ta vie."

C’est plus qu’un drame familial qui se noue dans l’intérieur feutr du confortable appartement moscovite d’Elena et Vladimir. Quand Elena, belle femme mûre, doit choisir entre un mari égoïste et riche et un fils indifférent et nonchalant, mais dans le besoin, c’est un dilemme social universel qui l’étreint : prendre aux riches pour redistribuer aux pauvres, quitte  abdiquer une certaine morale.

L’une des clefs de cette alternative lui sera pourtant involontairement donnée par son mari lui-même, qui sur ses vieux jours se met  privilégier des liens du sang qui, jusque-l, ne l’avaient guère préoccup. En changeant ses dispositions testamentaires,FIFA Coins le vieil homme donne l’impression qu’il prend le pain de la propre bouche d’Elena pour nourrir exclusivement la fille qu’il a eu de son premier mariage. Une exclusivit qui frôle l’injustice, quand il y aurait assez pour faire vivre tout le monde décemment

C’est sur ce sentiment d’injustice que se joue le basculement de l’intrigue. Puisque Vladimir, symbole d’une classe supérieure consciente de ses droits mais jamais de ses devoirs, refuse de partager ce qu’il possède, il mérite d’en être purement et simplement déposséd. Une morale âpre et sombre défendue avec maestria par un Andrei Zviaguintsev particulièrement inspir. Sur la musique presque lyrique de Philipp Glass, sa mise en scène se fait plus ample et élégante que jamais, multipliant les plans larges et les scènes très longues avec une maîtrise formelle indéniable.

Toutefois, au-del de la force dramatique et cinématographique du film, ce qui captive peut-être le plus, est le cheminement intérieur de son héroïne (exceptionnelle Nadezhda Markina) qui, sans jamais se départir de sa réserve, se transforme subtilement en pasionaria vengeresse déguisée en "babouchka" courage.

MpM



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