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Actualités sur le réalisateur

 

Ceci n'est pas un film (This is not a Film - In Film Nist)

Sélection officielle - Séances spéciales
/ sortie le 28.09.2011


CERCLE FERM





- Dis-lui qu’on se filme pour combler l’ennui.

Ceci n'est pas un film ? Déclaration d’amour  son métier de réalisateur, Jafar Panahi propose avec l’aide de Mojtaba Mirtahmasb une lettre filmée pleine d’interrogations et d’angoisses. Il était une fois dans la vie d’un cinéaste assign  résidence, attendant son jugement. Ce que l’on voit paraît  première vue banal. Mais ce reportage n’est rien de moins qu’un cri du cœur sur son désir de faire son métier, un appel d’urgence  pouvoir repasser derrière la caméra.

Cela se fait en trois temps. D’abord, filmer son quotidien, même le plus anecdotique ou le plus cocasse (son caméléon est un second rôle idoine,FIFA Cr¨¦dits le chien Micky dont personne ne veut), démontre  quel point l’image, même narcissique, est une nécessit vitale pour lui.

Ensuite, il y a cette séquence o il lit et joue son scénario rejet par la censure.  Si on peut raconter un film,  quoi bon le réaliser ?  Certes, la séquence est maladroite, trop longue, étirant le monologue. Mais justement, il manque l’essentiel : les acteurs, le décor, le cadre, le montage Le cinéma n’est pas un scénario qu’on lit. Il se rassure en revoyant des extraits de ses films et en nous racontant des faits de tournage, se rappelant des moments de grâce inattendus que seul un tournage peut offrir.

Enfin il y a la dernière partie du film, o Panahi s’empare de son iPhone pour mettre en contre-champ celui qui le filme. Même un téléphone fait son affaire. Comme un substitut  une drogue. Il est prêt  n’importe quoi pour créer un moment de cinéma : un dialogue dans un ascenseur par exemple, avec escale  chaque étage.

Et puis il y a les nouvelles de l’extérieur : Fukushima  la tél, l’avocate au téléphone Jafar Panahi stresse sur son jugement : il sait que cela dépend de la pression internationale mais surtout nationale. Or, les cinéastes iraniens dépendent de l’Etat et ne peuvent pas se risquer  le soutenir.  On ne parle pas de justice, seulement de politique . Le sentiment d’injustice est définitivement le plus fort  la fin de la projection. Jafar Panahi, qui aime tant filmer l’humain, est cloîtr et ne peut que regarder l’Iran de loin

vincy



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