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Chongqing Blues (Rizhao Chongqing)

Sélection officielle - Compétition



IN THE MOOD FOR TRUTH





«- Mon fils ne peut reste une ombre. »

Chongqing Blues est une confrontation entre le présent et le passé, les anciens et les jeunes, la vie et la mort. Cet homme qui enquête sur son fils défunt essaie de comprendre comment cette vie qu’il a créé lui a, à ce point, échapper. Pour cela, au fil des recnontres de ceux qui l’ont connu, il ravive le souvenir effacé d’une douleur pregnante. Tous coupables de l’avoir laissé partir à la dérive, et en premier le lieu, ce père qui l’a abandonné.

Wang Xiaoshuai filme subtilement cette Chine en perdition, où les valeurs ancestrales n’ont plus le même prix. Le père semble perdu, errant, « dans le brouillard » de cette métropole, elle-même en mutation, Chongqing. Ce chaos urbain pollué masque mal la précarité des habitants, leurs immeubles délabrés, la tristesse qui se lit sur leurs visages. Les quelques échappatoires (Internet, les boîtes de nuit, le billard) ne résoudront jamais les manques affectifs que l’on cherche à se cacher.

Le cinéaste chinois réussit à nous happer avec son histoire, profondément humaine. Son film, héritier du néo-réalisme, maîtrisé, peine cependant à nous passionner lorsqu’il dévie de son sujet avec un long flash back balnéaire, où les jeunes tiennent la vedette. Le changement de décor, de génération est trop brusque, moins intéressant, et rend Chongqing Blues un peu bancal. La quête de vérité ne semble plus primordiale. Le père, comme le spectateur, savent désormmais ce qui s’est passé. Et le final, trop explicite, dillue un peu l’intensité de l’ensemble.

vincy



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