Production : Europacorp, Hachette Premiere et cie
Réalisation : Bertrand Blier
Scénario : Bertrand Blier
Montage : Marion Monestier
Photo : François Catonné
Décors : Michèle Abbe
Distribution : Europacorp
Son : Pierre Excoffier
Musique : Hugues Le Bars
Costumes: Christian Gasc
Autres infos : Chorégraphe : Jean Claude Gallotta
Durée : 86 mn

 

Axelle Abbadie : Bénédicte
Michel Bouquet : Le vieux
Philippe Noiret : Léonce
Farida Harouadj : Nacifa
Catherine Hiegel : La mort

 

festival-cannes.com
Philippe Noiret
Bertrand Blier

 

Les Côtelettes

Sélection officielle - Compétition
France / sortie le 28 mai 2003

Les Côtelettes. Pièce de théâtre qui créa la polémique en 1997. La critique théâtrale fut dubitative. Entre temps, Blier, l'auteur, se remit au cinéma. Les Acteurs. Film hommage à son père, Bernard. Papy blagueur. Tout le gratin mâle (+ Balasko) du cinéma français avait fait le déplacement, l'eau à la bouche. On trouve le héros des mots fatigué. Le public continue de le bouder. Gravement. Depuis des lustres, dix ans en gros, Blier, 16 films au compteur, n'est plus à la mode. Beau-père fit son premier film présenté à Cannes. Avec le prix d'interprétation de Blanc (Tenue de Soirée) en 1986 et le Grand prix spécial du jury (annonciateur du César du meilleur film) de Trop Belle pour toi en 1989, Blier a été sacré en atteignant son summum. 30 ans après Les Valseuses, Blier a -t-il quelque chose à montrer qui soit en phase avec son temps et avec lui-même ? La provocation est-elle encore vaillante ? Les répliques corrosives des Côtelettes devraient renouer avec son ton cynique. Invasion de barbarismes. Avec pour le dire son trio théâtral : Noiret, Bouquet et Farida Rahouadj. La France coupée en deux, par deux vieux. La réputation n'est plus en jeu, et tous s'amuseront d'une éventuelle polémique. En fait, il s'agit surtout d'un chant du cygne rêvé : Noiret n'a rien épaté personne depuis Il Postino (94), Bouquet (malgré un récent César) nous a ébloui avec Toto le héros (91), et Blier nous a fait plaisir une dernière fois avec Merci la vie (91). Le film est produit par le duo improbable, Besson et Cleitman. Blier a en effet rencontré toutes les difficultés pour financer son projet. Il faut dire que dans une ère aussi consensuelle, un film aussi peu politiquement correct ne peut que salir les eaux limpides des piscines pour lofteurs. Blier, même si Michel Bouquet le clame, n'est pas là pour nous faire chier, mais bien pour nous rappeler que notre époque est de merde. Tout ça pour dire que ce ne fut pas la joie entre Blier et ses producteurs : problèmes de montage, de dates de sortie, tournage en extérieurŠ Pourtant il l'a fait avec peu de cacahuètes (9 millions de biftons colorés) en à peine 8 semaines.




On retrouvera sa verve dans la suite de Pédale Douce, Pédale Douce 3 (tellement folles qu'elles en ont oublié le 2).

Vincy



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