Production : Rafael Katz, Michel Eckelt, Isabelle Attal, David C. Barrot
Réalisation : Haim Tabakman
Scénario : Merav Doster
Montage : Dov Steuer
Photo : Axel Schneppat
Décors : Avi Fahima
Distribution : Haut et Court
Musique : Nathaniel Mechaly
Durée : 90 mn

 

Tzahi Grad : Rabbi Vaisben
Ravit Rozen : Rivka
Ran Danker : Ezri
Zohar Strauss : Aaron
Isac Charry : Mordechai

 

festival-cannes.com
Ran Danler, pop star israélienne
site internet du film

 

Tu n'aimeras point (Tu ne m aimeras point - Eyes Wide Open - Eynaim pekukhot)

Certain Regard
Israel

Mûr. Il a fallu sept ans (de réfélexion) pour la que le projet prenne forme, depuis le premier scénario.





Continuité. Haim tabakman avait déjà présenté ses courts métrages, Free Loaders et La maison du poète, dans la sélection Cinéfondation.

Prix. Le film a reçu le Prix du public Shalom Europa 2009 au Festival du Film Israélien de Strasbourg et une Mention spéciale et un prix d'interprétation masculine pour Zohar Strauss au Festival du film de Jérusalem 2009.

L'homosexualité. Mitzvot 157. Ne pas avoir de relations homosexuelles. par le réalisateur
Avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe, c’est une chose. Mais dans le monde orthodoxe, il faut savoir que l’homosexualité n’existe pas. Elle n’est pas reconnue comme étant une possibilité.
Tu n’aimeras point est donc en quelque sorte un film de science-fiction. Une aventure sexuelle peut être pardonnée. Il est possible de revenir en arrière, de se repentir. Dans le Talmud il est écrit que les fils d’Israël ne sont pas soupçonnés de dormir avec d’autres hommes.
On peut faire des choses un peu folles, victime d’un trouble psychologique temporaire ou parce que des « forces du mal » ont envahi l’esprit, mais cela ne fait pas partie de l’essence de l’homme tel que le judaïsme le conçoit. Il n’y a pas de discussion possible. Il n’y a pas de place pour ce type d’orientation sexuelle, point.
Vivre à l’intérieur d’une communauté juive orthodoxe, c’est être dans un cadre très strict. Partout, même dans le cinéma, on a besoin d’un cadre pour faire sens. Dans la vie de cette communauté, ils ont besoin de règles précises qui établissent les limites et le sens de la vie. Les Mitzvot couvrent presque tout : chaque petit geste quotidien a pour but de contribuer à l’oeuvre divine.
Quand on se retrouve hors du cadre alors que l’on a grandi à l’intérieur, on perd le sens de la vie. Et cela explique pourquoi c’est un sujet si douloureux et tellement problématique.


vincy



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