Production : Boudu films, Pull Back camera
Réalisation : Thomas Clay
Scénario : Thomas Clay, Joseph Lang
Montage : David Wigram
Photo : Yorgos Arvanitis
Décors : Atilla Raczkevy
Musique : Elgar, Purcell, Harvey
Durée : 96 mn

 

Lesley Manville : Sarah
Dan Spencer : Robert
Ryan Winsley : Joe
Charles Mnene : Benjamin
Miranda Wilson : Monica
Danny Dyer : Larry

 

festival-cannes.com
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The Great Ecstasy of Robert Carmichael

Semaine critique - Films en sélection


C'est génétique : il y a toujours un film pour défrayer la chronique, choquer le spectateur, remuer le critique, révolter les traditionnalistes, enthousiasmer les pervers cinéphiliques, bref faire scandale. une année sans scandale est une mauvaise année. 2005 sera l'année Carmichael et de sa grande extase, soit un carnage gratuit, nihiliste, bestial où la jeunesse pète les plombs contre les Bourgeois. Violent, ce final a été considéré tantôt insoutenable tantôt génial. Cet Orange mécanique nouvelle tendance ne laisse pas indifférent, et cela prouve soit que l'image n'a pas encore anesthésié notre civilisation, pas prête à tout voir/recevoir, soit qu'il faut aller dans une forme de surenchère inhumaine (et donc où est la limite) pour sortir cette même civilisation de sa torpeur et tiédeur.




Thomas Clay, 27 ans, réalisateur de ce premier long métrage, justifie quand même son propos : "Malgré notre première impression, les actes de Robert Carmichael ne sont pas une rébellion ou une transgression mais plutôt la manifestation la plus pure et primaire de la société dans laquelle il vit. Ces actions nous parlent, témoignant des nôtres, de nos attirances vers le succès, la richesse, le sexe, le pouvoir, de notre égoïsme, de batailles économiques vaines, de notre fausse implication, de notre manque de Dieu, manque de sens et de futur ". Il admire Kubrick et Bresson, s'intéresse aux sans abris, porte avant tout un regard désespéré sur ce monde où les ados souffrent en silence. La violence comme mode d'expression d'un côté, le cinéma de l'autre. Il croie en la vertu pédagogique des images. Tourné en moins de deux mois dans le sud de l'Angleterre, il a rassemblé un casting hétéroclite d'amateurs (dont Daniel Spencer dans le rôle titre) et de professionnels. Il s'est aussi entouré d'un pro de la photo, le grec Yorgos Arvanitis (Angelopoulos, Gitaï, Podalydès, Nossiter, Holland...).
Le film a été présenté dans de nombreux festivals. Il est frappé d'un avertissement qui l'interdit, logiquement, aux moins de 16 ans.

vincy



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